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Collège de Koungou

Accueil  >Vie au collège >Blog >  RÉCITS « AUTOBIOGRAPHIQUES » 22 avril 2021

RÉCITS « AUTOBIOGRAPHIQUES »
22 avril 2021

Bravo aux élèves de 303 (euro espagnol) et de 315 (STEM) pour leur productions de récits « autobiographiques » imaginés, sous la direction de Madame Marchand professeur de lettres.

​1. Quand je suis descendu du train ; il y avait beaucoup de soldats, j’avais très peur. Ils ont emmené mon père dans un autre endroit, ça fait maintenant trois jours. Et maintenant ce sont ma mère et mon petit frère. Je suis seul, je ne vois personne que je connais autour de moi. Beaucoup d’enfants pleurent sans arrêt. Il y a des aboiements de tous les côtés, il fait très chaud, on ne nous a pas donné à manger ni à boire depuis qu’on nous a embarqués dans le train. On nous fait tout ce qu’on peut imaginer. Quelques heures plus tard, un soldat allemand est entré dans la chambre où ils nous avaient enfermés. Il a pris cinq personnes avec lui y compris moi, il nous donne en hurlant, des instructions mais aucun d’entre nous ne comprend ce qu’il nous dit. Il s’est énervé et il a tiré sur la jambe de la personne qui était juste à côté de moi. J’ai eu très peur, mon cœur bat de plus en plus vite, je sens mes battements de cœur, mon corps tremble, je transpire de terreur. Je n’ai qu’une seule envie, m’enfuir loin de cet endroit, mais je peux aller nulle part, il y a des soldats armés partout.

​2. Aujourd’hui je pense toujours à elle. Elle était tout ce qui comptait pour moi. Ils l’ont arrachée de mes bras. Je pleurais à tue-tête, mais ils ne me l’ont pas laissée. Ma sœur était le seul membre de ma famille, qu’ils n’avaient pas encore pris. Mais ce jour-là c’était elle. On avait passé notre temps dans les bois à se cacher, à fuir. Mais on ne pouvait rien faire tout seul. Deux enfants dans la nature pendant une guerre qui fait rage dans le monde. On a fait tout ce que l’on pouvait, tout fait pour rester en vie et ensemble, on ne voulait pas être séparés. Mais au final ils me l’ont enlevée, ils n’ont pas de cœur pour faire une chose pareille. Je n’ai rien pu faire, j’ai honte de moi. Que vais-je devenir sans elle ? A ces côtés je me sentais en sécurité. Elle m’a tout donné jusqu’à maintenant. Aujourd’hui je dois me battre pour me faire entendre. Les boches nous attaquaient sans arrêt. J’ai fini par me faire attraper aussi à 18 ans. On nous a forcés à travailler tous les jours. C’était un cauchemar. Un jour nous étions dans la chambre dans laquelle, ils nous avaient enfermés soudain, on a entendu une explosion venant du camp, l’alarme fut donnée, tous les boches étaient allés se battre, puis ce fut le silence complet, plus rien ne bougeait. On avait tous peur ça sautait aux yeux. On a entendu des pas, puis la porte s’ouvrit, un soldat était debout devant la 3 porte, un soldat qu’on n’avait jamais vu. Heureusement c’était un soldat anglais et ceux fut la fin de ce cauchemar. Ce fut à cet instant, quand j’ai vu tous les survivants, et j’ai réalisé que ma sœur avait été tuée par les Allemands.

Auteur : Ben Abdillahi.​

3. Je me suis réveillé dans un train, les mains attachées, la bouche bâillonnée, pour ne pas que je parle. Nous avons passé 14h dans ce train. Puis nous sommes arrivés dans le camp de concentration… Mais avant tout ça, je me présente : je m’appelle Isaac Joseph, j’ai 17 ans. Quand je suis descendu du train, j’ai vu beaucoup de soldats, tous armés, on nous a ordonné d’enlever nos vêtements, nous étions tous nus, les filles, les garçons, les enfants, tous désespérés. J’étais si triste quand j’ai vu les enfants pleurer, j’avais moi aussi envie de pleurer mais je ne voulais pas leur faire ce plaisir, je voulais être courageux. Ils nous ont placés sur deux rangées, Ils ont emmené toutes les personnes qui ne pouvaient pas travailler et les petits enfants, ils les ont conduits vers les chambres à gaz. Mon groupe et moi, nous étions effrayés, nous nous épuisions au travail, matin, midi et soir. On dormait tous dans la même pièce, avec juste une fine couverture, dehors la neige recouvrait tout ; nous étions gelés. J’étais surtout terrorisé, à l’idée qu’à un moment, je tombe malade et que vienne alors mon tour, de me rendre vers ces maudites chambres à gaz.

Auteurs : Farci Assane, Hamimou Ayouba.​

4. Aujourd’hui, je n’ai que de la colère et de la tristesse à te donner. Mes nombreux amis juifs et moi-même, sommes emmenés par groupes pour être éliminés nous le savons bien. Ils nous transportent dans des trains vers le terrible camp de concentration de Westerbrok, le plus grand camp de la région de Drenthe. Ils ne nous donnent presque rien à manger et encore moins à boire. C’est tellement dur à supporter. J’en ai les larmes aux yeux, et l’envie de pleurer et de hurler me tiennent toute la journée. Je ne comprends pas que des êtres humains puissent causer tant de souffrance à leurs semblables.

Auteure : Zaliha Ousseni.​

5. Journal d’Anna. Quand on m’a mise de force dans le train, j’étais triste et effrayée. Les soldats allemands nous criaient dessus, il y avait un bébé qui pleurait, ils l’ont frappé. J’étais triste pour ce petit bébé mais personne n’a rien dit alors je n’ai rien fait. Ils nous ont emmenés dans un camp de concentration, ils étaient armés et nous regardaient avec des yeux emplis de méchanceté et de colère. Je tremblais de peur, je regardais autour de moi, et là j’ai vu des cadavres. Je me suis mise à pleurer, c’était épouvantable, j’étais si malheureuse car je le sentais, nous allions être leurs victimes, nous allions tous mourir. Ils nous frappaient, nous privaient de nourriture, nous humiliaient. Chaque nuit, je priai, j’ai tellement souffert… Auteure : Hélène Tina.

​6. J’étais tranquille chez moi, en train d’étudier et tout à coup, j’entendis frapper violemment à la porte. Au début, j’avais très peur parce que les personnes qui étaient 4 devant la porte ne parlaient pas. Ensuite ils ont dit qu’ils souhaitaient parler avec mes parents, j’ai alors ouvert la porte, et là, ils m’ont attrapée de force et ils m’ont amenée avec eux. J’entendais tout mais je ne voyais rien car ils m’avaient mis une cagoule sur la tête. J’avais très peur et je ne comprenais pas ce qui était en train de se passer. On a roulé pendant un bon moment et on est arrivé dans un endroit qu’on appelle « camp de concentration » L’horreur a alors commencé…

Auteure : Maoulida Assani.

​7. Les allemands nous mettaient, nous les juifs, dans les trains… Ils ne nous avaient donné ni eau ni de quoi manger pendant tout le trajet qui avait duré de longues heures. Arrivés dans le camp, certains devaient se rendre « aux douches » mais c’étaient des chambres à gaz et les corps étaient ensuite transportés vers des fours. Cet endroit était en fait, une usine de mort dans laquelle régnait violence et terreur. J’étais furieuse, Hitler avait demandé aux gouvernements, de livrer les juifs aux nazis et ils l’ont fait. La France a participé aux rafles et ont laissé leurs compatriotes se faire assassiner.

Auteurs : Raoudhoiti Saindou Anziza Mouhoudhoire.

​8. Je vais vous raconter comment était cette guerre et comment ils nous tuaient nous les juifs. Ils nous ont pris à Paris, personne ne savait où nous allions. C’était terrible, on ne nous donnait presque rien à manger ni à boire. C’était mortel, certains d’entre nous étaient tués de suite, dans des salles de douche qui étaient des chambres à gaz et les corps étaient brulés dans des fours. C’était horrible, et tellement anormal il n’y a pas d’intelligence à se conduire ainsi avec d’autres personnes uniquement par racisme.

Auteur : Djawad Allaoui,​

9. Pendant le transfert, vers le camp de concentration, nous étions dans le wagon avec des plus jeunes et des plus vieux, nous étions tous abattus et blessés, tout le monde pleurait et était triste. À l’arrivée au camp de concentration il y avait des affamés et des cadavres, la peur envahissait les gens autour de moi, les plus jeunes étaient amenés dans des mines pour travailler et les plus vieux étaient amenés dans des chambres pour prendre une douche du moins c’est ce qu’ils leur faisaient croire alors qu’en réalité, ils allaient se faire tuer : d’abord ils prenaient des douches de gaz, après les prisonniers devaient ramasser les cadavres pour les mettre dans des fours. Pourquoi tant d’horreur ? L’angoisse a directement pris le dessus et certains voulaient à tout prix aller voir ce qui se passait dans ces chambres. Quand ils se faisaient attraper ils étaient directement éliminés du moins pour la plupart. (1939-1945).Auteur :Baco el-yasser.​10. Ce jour-là, on nous a embarqués de force en plein ville, vers un wagon, avec mes parents qui racontaient que ce n’était qu’un jeu. Dès les premiers instants on s’est laissé envahir par le désespoir. On ne voyait que de la douleur et de la haine envers les civils, rapidement, mon amie Rachel et moi, fûmes engloutis par la faim et la soif. Le désir de rentrer chez nous était si fort mais il était impensable de parvenir à fuir, on ne pouvait ni s’arrêter ni reculer. 5 Soudain le wagon s’arrêta brusquement. L’angoisse s’éparpilla sur tous les gens, nous avons été emportés, rangés, dispersés, nous nous sentions tous désacralisés. Je ne savais pas ce que Rachel était devenue. Ils nous faisaient travailler, des corvées inutiles, pour nous humilier. Au bout de quelques semaines, les os de mon corps étaient tous visibles, j’étais épuisé. Personne ne savait ce qui allait arriver, j’étais tellement désespéré, au point de me demander pourquoi j’étais né juif ?

Auteur : Mario Rabemananjara.​

11. D’abord je dirai : « Mais qu’est-ce que je fais ici ? Qu’est-ce que j’ai fait pour me retrouver dans ce camp de concentration ? Ils m’ont amené dans cet endroit, ils voulaient me tuer, c’était évident, je pleurais, je n’étais qu’un adolescent, presque un enfant. Dans ce camp il y avait des hommes prêts à se suicider, ils étaient vraiment très malheureux à cause de cet endroit. Il y avait aussi des gens qui travaillaient, certains étaient pendus pour servir d’exemple, d’autres étaient brûlés. J’étais si triste pour eux et pour moi mais je ne savais pas quoi faire pour nous sortir de cet enfer…

Auteur : Abdillah Mohamadi.

​12. Journal de Kitty Ce jour était un jour comme les autres. Ils m’ont embarquée de force, dans un camp de concentration. Emmenée contre ma volonté, juste parce que j’étais juive. Est-ce une raison ? Je me sens peureuse, triste et si angoissée. Je ne sais pas ce qui peut se passer, ce qui peut m’arriver. Mais je suis sûre d’une chose, je ne sortirai pas de ce camp, vivante ou qui sait ? Cependant je sais que je peux travailler, faire ce qu’ils veulent et ils le savent mais qu’est-ce qui me garantit de survivre à la fin ? Ma sœur et mon petit frère Isaac ont été torturés et brûlés vifs, sans aucune raison. J’attends mon tour, parce que je n’en peux plus de souffrir, de ressentir cette douleur d’avoir perdu les seules personnes qui comptaient encore pour moi. 08 Avril 1942. Je termine, le récit, pour mon amie…Ce matin, ils l’ont brûlée vive… Elle a lutté, essayé de s’en sortir. Et puis soudain, elle a baissé les bras, elle ne ressentait plus rien, elle se sentait libérée et désirait partir pour ne plus souffrir. Ils l’ont tuée mais avant elle m’a demandé de faire découvrir son journal au monde entier…Auteure : Sounita Madi .​13. Ce jour-là, mes amis et moi on nous a embarqués de force dans un train. Nous étions affamés et fatigués pendant le transfert jusqu’au camp de concentration. Arrivés là-bas, on a vu beaucoup de personnes âgées qui souffraient, nous avions de la peine pour eux, pour cette douleur qui régnait partout. Nous étions en colère aussi, ils allaient nous enfermer dans cet endroit, ils ont alors décidé de nous séparer. Dans cet enfer, il n’y 6 avait presque rien à manger ni à boire, ils nous donnaient de l’eau une seule fois par jour.

Auteure : Erika Houmadi .​

14. Nous étions dans le train, mes grands-mères y sont mortes. Nous étions obligés de garder nos sentiments, de cacher nos émotions. Lorsque nous sommes arrivés dans cette immense bâtiment, ils nous ont partagés en deux groupes. Les enfants et les grands-mères ont été tués dans les camps d’extermination. Moi j’étais enfermé dans un camp de concentration, nous travaillions dur, Nous demandions de l’eau et les Kapos ne comprenaient pas, nous travaillions jour et nuit. Ils nous donnaient un seul verre d’eau par jour, j’étais tellement étonné par la violence avec laquelle les allemands nous tuaient, séparaient avec plaisir les enfants qui pleuraient en appelant leur mère. Je me suis demandé : « Pourquoi ils nous tuent, ainsi sans pitié ? parce que nous sommes juifs ? » A ce moment-là, J’ai regretté que mes parents soient juifs !

Auteur : Hicham Abdallah Kassim.

​15. Un jour ils m’ont pris, ils étaient armés. Je leur ai demandé :« Pourquoi vous m’amenez ? » J’étais si triste, parce que je ne savais même pas où ils m’emmenaient. J’étais si petit et ils me séparaient de ma famille. Sans elle, je ne pouvais pas vivre. J’étais vraiment paniqué car j’étais tout seul sans famille ni aucun ami. Entouré de soldats armés qui me traitaient comme un esclave. Pourtant je n’avais rien fait pour cela, j’avais envie de pleurer, je savais qu’ils allaient me faire souffrir. Je pensais à ma mère et à la souffrance qu’elle devait ressentir face à ma disparition.

Auteur : Oumairi Mari .

​16. On était dans le train et soudain, les portes s’ouvrirent… Mon ami Joseph et moi nous sommes descendus, nous étions tristes. Les soldats formèrent deux groupes : le second groupe fut exterminé tout de suite, car ils ne pouvaient pas travailler. C’était tellement horrible, les personnes qui comme nous pouvaient travailler furent obligées de prendre nos compagnons et de les brûler dans des fours. Les soldats ne nous donnaient presque rien à manger…Ici tout n’était que souffrance et fatigue et mort.

Auteur : El Yamine Said Mari .​

17. Je m’appelle Joseph, j’ai quinze ans et je vis à Paris en 1940. Ce jour-là, quand je suis sortie de l’école, je suis rentré chez moi mais il n’y avait personne Je cherchais mes parents dans tout le quartier j’étais paniqué, j’avais mal au ventre et j’avais faim. Des voisins m’ont recueilli, ils m’ont donné à manger et puis ils m’ont dit d’être fort, mais j’avais déjà compris, j’étais tellement triste. Je suis sorti dans la rue, je voyais dans la ville des gens courir dans tous les sens, j’ai vu des soldats armés qui attrapaient les 7 juifs. Ils sont venus vers nous, ils nous ont dit de monter dans un camion, j’avais très peur, ils nous ont amenés dans un train. Après 18 h de voyage, nous sommes arrivés, les soldats nous ont ordonné d’aller à la douche. Les gens étaient heureux moi je me suis caché dans le train le temps d’observer et d’écrire ce que je vois. Ceux qui étaient avec moi sont tous morts, la douche était un piège…. Si vous trouvez ce journal, vous saurez ce qu’il m’est arrivé…

Auteur : Djamaël Houmadi .​

18. Quand ils m’ont mise dans ce train, je pleurais car j’avais peur, ils nous jugeaient, nous dénigraient, nous frappaient. Ils nous insultaient Nous étions traités pire que des animaux. Je détestais ces allemands, je voulais me venger mais il n’y avait rien à faire. J’étais seule, je pouvais juste prier Dieu. Quand on est arrivé dans le camp, je souffrais, j’avais faim. On ne nous donnait à manger qu’une fois par jour c’était pareil pour l’eau. J’avais mal, vraiment mal, je pleurais tous les jours. C’était terrible, affreux et je ne pouvais rien faire, seulement attendre mon tour d’aller dans la chambre à gaz.

Auteur : Lainia Mohamadi .​

19. Ce jour-là, je n’ai pas pu me défendre, paralysé par la peur, je vois mes amis qui se font emporter un à un sans que je puisse bouger. Je pleure en silence, ça y est c’est mon tour. Inconsciemment je me laisse faire, j’aurai beau crier, personne ne m’entendrait. Un moment après avoir été jeté dans le train, alors que je criais de toutes mes forces, je me rendis compte que ma bouche ne s’était jamais ouverte et que c’était mon cerveau qui me jouait des tours. (…) Les jours passent, la mort se tient devant moi elle me dit : « Que veux- tu, mourir ou vivre ? » Tous mes amis ont succombé sauf quelques-uns, je ne réfléchis pas et la mort en hurlant me repose encore la question. Ce jour-là ma vie changea, ces mots changèrent ma vie : « je veux …je veux vivre et je veux me venger !! »

Auteur : Noël Mazoutou .​

20. Bonjour, je m’appelle Thomas, Je suis juif et je vis dans un camp de concentration depuis trois mois maintenant. Je suis malheureux depuis notre arrivée dans cet enfer. J’ai été séparé de ma famille dès notre premier jour ici, cela a été un vrai déchirement pour mes parents et pour moi. En plus, je ne sais même pas où ils sont. Ni si mes parents sont en vie ou pas. Je suis très triste de ne plus les avoir avec moi, je me sens désemparé sans eux. Depuis notre séparation je prie tous les jours pour que je puisse enfin les revoir.

Auteur : Thomas Viau .

​Les 303…​

1. Quand je vis la porte du train s’ouvrir, j’aperçus des enfants parterre, j’étais choquée, je me disais : « Pourquoi ? » j’avais peur d’être également traitée comme ça ! Soudain, des soldats m’ont séparée de ma famille, je n’étais qu’une enfant. Je me suis retrouvée dans un camp, les gardes nous ont hurlé de nous déshabiller parce que nous devions aller prendre une douche. J’avais remarqué que d’autres personnes étaient parties pour se doucher mais n’étaient jamais ressorties, j’étais terrorisée mais je n’avais pas le choix de refuser. Je m’avançai lorsqu’une femme soldat m’a cachée. J’ai observé les soldats conduire les femmes, les enfants et mes parents vers la salle de douche. J’ai demandé s’ils allaient prendre une douche, la jeune femme m’a répondu que c’était une chambre à gaz et que tous allaient mourir. J’étais si triste, je tentais de crier ma douleur mais elle m’a fermé la bouche et ensuite elle m’a aidé à me sauver. Je lui dois la vie… Je n’avais que 12 ans !

Auteure : Zaïdati Soula Soididine .

​2. Arrivée au camp de concentration, les portes s’ouvrent…L’angoisse et la peur me tombent dessus. Au moment où ils nous font descendre du train, j’ai su que ma vie ne serait plus jamais la même. Je sens les larmes couler en moi, ils nous regroupent tous, d’un côté les hommes de l’autre les femmes. Au milieu de tout le monde, j’ai senti la tristesse et la trahison. Les familles sont séparées, j’entends les enfants hurler, je vois la souffrance des parents, je suis terrifiée par la méchanceté et la violence des soldats envers tous et surtout ceux qui refusent de soumettre. Nos affaires sont jetées et regroupées sur le sol comme de vulgaires déchets. Les gardes, nous expliquent que nous sommes tous ici pour travailler et ils ajoutent que le travail sera notre seule liberté. 9 J’ai vu la haine dans les yeux des gardes, j’ai vu le racisme, la discrimination et la colère. Pourquoi ?

Auteure : Oili Raphaëta ; février 2021.​

3. Ce jour-là, ils nous ont attrapés dans nos maisons, ils nous ont fait monter dans un train. Ils nous ont conduits dans un camp de concentration. Nous nous tenions tous debout, ils vérifiaient nos dents et quand ils trouvaient des dents en or, ils les arrachaient sans pitié. Ici tout n’était que souffrance, ceux qui manquaient de force étaient tués. Certains avaient pour tâche de brûler les cadavres dans un four pour s’en débarrasser. Par contre ceux qui étaient en forme, étaient interrogés pour connaître leur utilité, ceux qui ne pouvaient pas servir étaient éliminés, leurs vêtements étaient distribués aux autres. Il y avait tellement de morts que les cadavres ne pouvaient être tous brûlés.

Auteur : Abdoul Anziz Houmadi ; février 2021.​

4. Ce jour-là, j’étais chez moi avec mes parents. Soudain des soldats débarquèrent chez moi alors qu’on était en plein repas, nous discutions tous ensemble, mes frères et moi. Les soldats sans rien expliquer, nous ordonnèrent de sortir de la maison et de suivre les autres personnes regroupées dans la rue. Ils nous ont conduits vers la gare et nous embarquèrent dans un train. Ils ont emmené mon père qui était un constructeur et ma mère était docteur ils l’ont emmenée également mais on ne savait pas où. Mes frères, mes sœurs et moi sommes restés ensemble, ils ont pris toutes nos affaires, ils nous ont obligés à nous déshabiller …je dois laisser mon journal pour aller prendre une douche…

Auteure : Inesse Halidi Abdou ; février 2021.

​5. Ce jour-là, les habitants du ghetto étaient chez eux quand une troupe d’allemands arriva pour venir enlever les juifs. Moi j’étais anéantie, j’étais cachée dans ce ghetto. Les soldats ont conduit les habitants dans un camp : là-bas on les a fait se déshabiller, certains étaient gazés et mouraient tout de suite, leur corps était brûlé. D’autres étaient utilisés pour travailler.

Auteure : Sherazade Halidi ; février 2021.​

6. A ce moment-là, la porte s’était ouverte et nous sommes descendus du train. J’étais triste, il y avait beaucoup d’enfants. Ils nous ont dit de nous déshabiller, ils ont pris toutes nos affaires, ils séparaient les hommes et les femmes. Ils mettaient les femmes et les enfants dans la même chambre. Ils nous donnaient un petit peu de nourriture et un peu à boire. Nous avions très faim. Dans le camp de concentration, on rasait la tête des femmes et des enfants. On nous forçait à travailler et ceux qui étaient dans l’incapacité étaient exterminés, gazés alors qu’ils pensaient prendre une douche. J’étais tellement choquée.

Auteure : Yasra Mouhamadi ; février 2021.​

7. Ce jour-là, nos voisins nous ont dit d’aller nous cacher chez eux dans leur cave. 10 Nous étions contents parce que nous n’allions pas mourir. Nous y sommes restés pendant 2 ou 3 ans. Mais un jour, un autre voisin nous a dénoncés nous et notre amie à la gestapo. Nous étions terrifiés quand ils sont venus nous prendre. Nous pleurions quand ils ont tué ceux qui nous avaient protégés toutes ces années. Nous étions malheureux, seuls et désespérés. Les soldats nous amenèrent dans un wagon en direction d’un endroit inconnu. Nous étions inquiets, il y en avait qui pleuraient. Et là nous sommes arrivés dans cet enfer… Nous sommes descendus, ils nous ont dit d’aller prendre une douche, ils nous ont ordonné de rentrer et de nous déshabiller. Nous étions contents d’aller prendre une douche…mais nous nous étions trompés, c’était une chambre à gaz. Ma mère y est entrée, c’était mon tour mais à ce moment-là, un des soldats me fit sortir de la file. Aujourd’hui, je me demande encore Pourquoi ?

Auteur : Ben Yassir Sahindou ; février 2021.

​8. Un jour, deux hommes m’ont kidnappée et m’ont mise dans une voiture, ils m’ont bâillonnée et m’ont fermé les yeux. Une fois arrivés à la gare, nous étions très nombreux, nous sommes rentrés dans un train. A ce moment-là, j’avais le cœur qui battait à 100km heure, j’avais tellement peur. C’était la plus grande peur de toute ma vie. Nous sommes arrivés dans le camp, j’étais choquée, les gardes ne me lancèrent pas un regard. Autour de moi, je vois plein d’enfants, du coup j’étais plus calme car je n’étais pas seule. Mais tout à coup, j’entendis des personnes crier, j’ai pris peur et j’ai commencé à courir dans tous les sens, comme une folle, j’ai trébuché et là j’ai aperçu des personnes qui se faisaient fusiller et ensuite ils brûlaient leur corps. J’ai couru encore plus vite, une porte ouverte, j’ai foncé et je me suis enfuie…Auteure : Felda Hamada ; février 2021.

​9. Ce jour-là, plusieurs rafles avaient été effectuées. Ma famille et moi ne leur échappâmes pas, nous savions déjà que cela ne servirait à rien. Mon petit frère qui était âgé de 4 ans, ne se rendit pas compte de la gravité de la situation. Tandis que mes parents et moi fûmes paralysés sur place, lorsque ma mère ouvrit la porte. Mon père, impuissant face à ces soldats, les regardait avec mépris telle une proie fière devant son prédateur. Dès lors ils nous embarquèrent dans une espèce de wagon qui ressemblait à un container vide dans lequel régnait une puanteur irrespirable. Le trajet jusqu’au camp fut long et compliqué. On nous traitait comme des bêtes en cage. Plus on avançait, plus l’angoisse se faisait sentir. Arrivés au camp, ils nous ont séparés de suite. Nous fondîmes en larmes chacun de notre côté. Tout autour de nous ce n’était que misère et tristesse. Hommes et femmes étaient nus et les têtes des femmes avaient été rasées. Je me demandais comment un humain pouvait faire subir tant de souffrances et d’humiliations à un autre humain. Quelle cruauté ! Nous vivions en travaillant comme des bêtes, certains étaient même gazés dans des salles de douches. Ils nous donnaient de toutes petites portions de nourriture. Voilà la vie méprisable qu’ils faisaient vivre aux juifs lors de la seconde guerre mondiale.

Auteure : Dalia Saïndou ; février 2021.

​10. Je vivais en Allemagne, mon pays était en pleine période d’élections, je travaillais 11 dans une boulangerie pour avoir de quoi acheter des provisions pour ma sœur et moi, nous étions pauvres mais heureux. Ce jour-là, je retournais travailler, pendant que je marchais, les passants me regardaient bizarrement. J’arrivai à la boulangerie mon patron que je connaissais depuis plusieurs mois me dit : « Tu es viré sale juif ! » Pourquoi me parlait-il de cette façon ? Je n’avais rien fait de mal, je n’y comprenais rien. Soudain je vis un journal sur le comptoir, je le pris Hitler était devenu le nouveau dirigeant, il avait déclaré la veille que les juifs désormais n’avaient plus aucun droit. Rapidement, je fonçai chez moi retrouver ma sœur, arrivé là-bas j’aperçus mon ami Henry lui n’est pas juif, je lui demandai d’adopter ma petite sœur pour la sauver : « ne t’inquiète pas ce sera fait ! » J’étais soulagé que ma petite sœur soit protégée. Quelques semaines plus tard, des coups de feu, dans la rue, je dis à Henry de conduire ma sœur en lieu sûr. Après leur départ, j’essayai d’attirer les soldats pour faciliter la fuite de ma sœur et de mon ami. Je trébuchai et les soldats me capturèrent, je fus embarqué dans un train avec une foule de gens, nous portions tous l’étoile jaune et après de longues heures nous arrivâmes épuisés dans une espèce de bâtiment qui ressemblait à une prison. Là-bas nous travaillions sans presque rien à manger et à boire…Bientôt, je le sais, ils viendront me chercher pour me conduire dans leur salle de douches qui sont des chambres à gaz …Je ne peux m’échapper…je vais mourir ici et serai brûlé avec tous les autres.

Auteur : Laïdine Houmadi ; février 2021.​

11. Ce jour-là nous sommes montés dans des wagons à bestiaux, nous étions tellement nombreux que nous étions serrés. Ma mère qui était debout me prit dans ses bras pour qu’on ne me piétine pas. Après plusieurs heures de route, nous sommes arrivés en enfer. Ma mère m’expliqua que c’était un camp d’extermination, que les soldats qui étaient là, n’éprouvaient aucune pitié et traitaient les juifs comme des animaux, avec sauvagerie. Ils arrivèrent, nous séparèrent en plusieurs groupes moi j’ai eu de la chance je suis restée avec ma mère, nous étions dans le même groupe. Les gardes ordonnèrent à l’autre groupe d’aller prendre une douche car selon eux ils puaient beaucoup trop. Ils entrèrent dans des salles de douches quelques minutes plus tard on entendit des cris de souffrance. Quelle douleur ! un second groupe fut fusillé et massacré sous nos yeux horrifiés, un troisième fut emmené par les soldats, on ne sut pas ce qu’ils étaient devenus.

Auteure : Mounida Combo : février 2021.​

12. Ce jour-là, je fus surprise et étonnée, même les jeunes étaient déportés dans des camps. Là-bas nous étions maltraités, j’étais désespérée. Je suis restée silencieuse tout au long de la déportation mais j’étais tellement triste. Le long du trajet certaines personnes, les petits, les grands, et même les plus vieux avaient faim et soif. Nous étions anéantis et en souffrance, certains pensaient que la mort était la seule solution pour échapper à cette horrible douleur qui les angoissait.

Auteure : Anita Malide : février 2021.

13. Ce jour-là, ils nous ont attrapés, mes amis et moi, dans notre petite maison, ils nous ont bandé les yeux. Nous pleurions, nous crions, ils nous tapaient à coup de pieds. Ils nous ont amenés dans un camp où il y avait plein de morts. C’était 12 horrible, nous travaillions durement, ils ne nous donnaient presque rien à manger, je mourais de soif, j’avais tant de douleur dans mon cœur. Ils m’ont mise de côté, un soldat est venu vers moi, il était ivre, je me suis mise à pleurer, il m’a attrapée par la main, il tirait fortement comme s’il voulait l’arracher. Je me suis évanouie, en me réveillant je vis que j’étais dans une pièce avec des douches, je croyais que j’allais me laver mais la porte s’est fermée et il y avait du gaz qui sortait… Je criais, je frappais pour sortir mais rien ne se passait, soudain le silence…

Auteure : Soua Abdallah Halidi : février 2021.​

14. Un beau matin, nous étions tranquillement chez nous, nous étions heureux, mais cette joie n’a plus duré longtemps…Le lendemain j’étais dans mon salon et j’ai vu toute une armée de soldats. Ils entraient dans les maisons et emportaient les familles : hommes, femmes et enfants. Ils sont entrés chez moi… Nous sommes montés dans le train comme nous étions nombreux, nous étions très serrés. Le train s’est arrêté après de longues heures de trajet. Ils nous ont demandé de sortir, une fois dehors ils nous ont séparés en groupes : les hommes ensembles et les femmes avec les enfants. Ils nous ont obligés à nous déshabiller, nous étions tous nus, un soldat a pris un groupe, il leur a dit qu’ils sentaient mauvais qu’ils devaient prendre une douche, il les a amenés dans une chambre à gaz. Les pauvres ils ne savaient pas ce qui les attendait derrière cette porte. J’ai ressenti du désespoir, de la souffrance pour ces gens. La seule chose qui me faisait peur c’était de voir ma famille, mes amis mourir sous mes yeux. J’ai vu des hommes et des femmes fusillés dont les corps ont été brulés dans un four, j’ai vu des enfants tués sous mes yeux. Un soldat s’approcha de moi et je m’imaginais le pire, il m’a prise … et au final…vous savez tous la suite, vous connaissez ma fin tragique.

Auteure : Anrifia Bacar : février 2021.​

15. Ce jour-là, j’étais dehors derrière notre maison, je jouais et soudain ma mère est venue rapidement me voir elle m’a dit que nous devions partir de la maison et moi j’avais peur, j’étais sidérée et en regardant ma mère dans les yeux, j’ai vu en elle un regard désespéré. Je lui ai demandé où on allait, elle m’a dit qu’on allait se cacher quelque part. En sortant de la maison, ma mère allait arrêter un taxi pour nous deux et puis tout à coup on a vu les soldats qui se dirigeaient vers nous, ils nous ont enlevées et nous ont fait monter dans un train. Ils nous ont amenées dans un camp, là-bas ils nous obligeaient à travailler, il y avait d’autres personnes qui elles aussi travaillaient courageusement mais cela ne servait à rien car ils les tuaient sans pitié. Ma mère était professeur de mathématiques alors pour les soldats elle ne servait à rien. Ils l’ont amenée dans une espèce de salle de douches, dans laquelle ils l’ont gazée. J’ai vu ma mère mourir, j’étais tétanisée.

Auteure : Nasfat Abasse : février 2021.

​16. Un jour ma mère et moi, nous nous promenions quand d’un coup un camion militaire s’arrêta et des soldats sortirent et nous ordonnèrent de monter. Ma mère sans attendre, obéit directement et nous sommes montés. Il y avait plein de monde ils nous conduisirent à la gare, un train nous attendait, ma mère pleurait et je la réconfortais. Dans le train il y avait plein d’autres familles qui pleuraient et disaient : « Nous allons mourir … » Je regarde ma mère, elle me fait un câlin, 13 j’étais confuse. Après plusieurs heures de route, nous arrivâmes. Ils nous faisaient descendre et je vis plein de corps par terre, j’entendais des cris, des pleurs et des bruits très forts que je ne comprenais pas. Je regardai ma mère elle avait très peur elle aussi, et des larmes coulaient … Je lui demandais : « Pourquoi tu pleures maman ? Pourquoi ces gens crient-ils et pleurent comme ça ? Où sommes-nous ? – Ne t’en fais pas ma chérie ! maman est là, nous allons sortir d’ici, sache que je t’aime fort, vraiment fort ! » Elle me serra dans ses bras, et m’embrassa, je lui répondis que je l’aimais aussi. Je trouvais qu’elle se comportait bizarrement, je ne la comprenais pas, je n’avais que sept ans. Puis ils me séparèrent de ma mère elle me cria : « Vis ma chérie ! et ne laisse personne t’enlever ta vie ! » Ce fut la dernière chose que j’ai entendue d’elle, je commençais à pleurer. Je la vis parler à un soldat et il s’approcha de moi, sans rien dire, il m’emmena avec lui. Je me retournai et vis ma mère courir, il y eut un bruit et elle tomba au sol. Je lâchai la main du soldat et courus pour la retrouver. Il me rattrapa, me regarda et me dit : « Ta mère va bien, ne t’en fais pas ! » Il me souleva et je pleurais sur son épaule. Plusieurs années sont passées depuis et je revois toujours les images de ce terrible jour et de ma petite maman morte sous mes yeux. Aujourd’hui encore, je me demande : Pourquoi ?

Auteure : Chadia Saïd Bakary

​17. Le jour où les nazis ont fait leur annonce, j’ai su que ma vie ne serait plus jamais la même, j’ai couru demander à mon oncle, non juif d’adopter ma petite sœur pour qu’elle ne soit pas déportée ; il accepta. Deux jours après, la police allemande arriva chez moi j’avais été dénoncé par mon colocataire. On me jeta dans un fourgon militaire, j’ai reconnu sur le visage de mes camarades juifs, la peur, la haine, le malheur se lisait dans leurs yeux. On se connaissait tous dans le fourgon. Ils nous emmenèrent à la gare, ils nous ont fait monter dans un train à l’intérieur de wagons à bestiaux, on ne pouvait pas s’assoir, ils nous arrosaient avec des tuyaux d’eau toutes les deux heures. Arrivés dans un camp, un homme essaya de s’enfuir, il n’a pas pu faire trois mètres, il se fit tuer. On me conduisit dans une chambre et on me demanda de me déshabiller. Durant toute la nuit, je dormis nu, j’observais des gens qui entraient dans des vestiaires pour se doucher mais qui n’en ressortaient jamais. Le jour se lève, je dois aller me doucher …

Auteur : Moursane Mohamed.​

18. Ce jour-là, ils nous ont capturés et mis dans un train, nous n’étions que des enfants. Avant d’arriver dans le ghetto je voyais un grand bâtiment de briques, très long, j’avais très peur ! Lorsque je suis arrivée j’ai vu beaucoup d’enfants juifs comme moi, eux aussi ils étaient tristes comme moi ! Ils nous ont mis dans une chambre, tous ensemble, il y avait beaucoup d’enfants, il n’y avait même pas de matelas sur les sommiers. Je vais essayer de dormir ! 2 jours plus tard, Toujours vivante, pour l’instant, je ne sais pas ce qui se passera pour nous, j’ai 14 trop de haine contre Hitler, ! si un jour on me donnait l’occasion de tuer quelqu’un, je le tuerai lui directement. 2 jours plus tard, Quand je me suis réveillée, j’ai vu un soldat poser une grande assiette de nourriture au milieu de la pièce, les enfants allèrent manger. Moi j’ai décidé de ne pas manger leur repas. J’avais tellement envie de l’étrangler ! Je le regardais avec colère et haine. Malheureusement, il m’a vue et il m’a demandé : « Qu’est-ce que tu regardes toi ? – Je regarde votre âme désespérée par votre action, vous n’avez pas de cœur ? – Tais-toi fillette, mocheté, qui n’a pas de cheveux et qui porte une étoile ridicule donc… – Oui je vais me taire et vous savez, je m’en fiche d’être moche ou belle, vous savez pourquoi je n’ai plus de cheveux ! Parce que ce sont les soldats et vous qui me les avez rasés ! Oh oui cette étoile que je porte là, je suis fière, si fière de la porter ! Il m’a giflée devant tous les enfants et il est parti, euh j’avoue que j’avais eu très peur qu’il me tue avec son pistolet ! Quelques heures plus tard, Il est midi, ils nous ont tous rassemblés dans la cour, je tremblais beaucoup, car je savais qu’ils allaient nous tuer. Quand j’ai levé la tête vers le ciel j’ai vu une grosse fumée noire, il y avait un soldat qui nous surveillait, je lui ai montré la fumée en lui disant qu’il y avait sûrement un incendie pendant qu’il est allé voir j’ai dit aux enfants de venir se cacher dans le bâtiment, j’ai bloqué la porte et nous sommes restés, cachés assez longtemps. Nous avions peur, nous entendions des bruits de bombardements et des tirs. Tout à coup, ce fut le silence… Je regardais la porte qui bougea soudain, elle était en train de s’ouvrir, j’étais paralysée ! Soudain j’ai vu entrer des soldats, des soldats russes ! Ils étaient venus nous libérer ! Quelle joie !

Auteure : Zouriana Saïndou​

19. Ce jour-là, j’étais chez moi avec ma famille, on était content parce que nous étions tous réunis. Mais soudain, les nazis sont rentrés chez moi et ils nous ont emmenés car nous étions juifs. Ils nous ont emmenés dans un wagon inconnu pour une destination inconnue. Nous y sommes restés pendant des heures, nous avions faim, ma mère me serra dans ses bras. Les gens qui étaient là, à côté de nous, pleuraient, tout le monde était triste et désespérés. Soudain nous sommes arrivés dans un endroit inconnu. Les nazis nous ont ordonné de nous déshabiller et d’aller prendre une douche. Ils nous ont fait entrer dans une chambre à gaz sans qu’on le sache, on était content…

Auteur : Abdel Kassim

​20. Ce jour-là, ma famille et moi nous étions à table et soudain on a entendu des personnes crier. Nous étions effrayés, nous sommes partis nous cacher dans la cave. Les soldats entrèrent, dans la maison, ils frappaient dans les portes, soudain, nous avons entendu des coups de pieds dans la porte de la cave. Mon père nous a dit de ne faire aucun bruit, Ils ont réussi à entrer, ils ont fouillé toutes les pièces de la maison et finissent par nous retrouver. Ils nous ont transportés dans un endroit où ils nous ont séparés, les hommes et les femmes à part. J’ai eu de la chance de rester avec ma mère puis ils nous ont conduits dans un camp de concentration. Puis ils nous ont obligés à travailler sans nous donner rien à manger. Une fois le travail fini, les gardes nous obligeaient à nous déshabiller puis ils nous ont conduits dans une pièce pour nous laver. Soudain on a entendu des clics, les portes étaient verrouillées. Deux minutes plus tard, nous avons senti des odeurs bizarres … C’était du gaz secondes plus tard, je commence à sentir mon corps devenir si faible, si léger et je me demande Pourquoi ?

Auteur : Fatima Mmadi​​

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Auteur : Webmestre collège FDC
Mise à jour le samedi 11 décembre 2021

Frédéric D’Achery

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Né le 11 mai 1933 à Mayotte où ses aïeux sont arrivés via l’île bourbon au XIXè siècle, Frédéric d’Achery a mené une carrière professionnelle et politique bien remplie.

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